SKUNKDOG
Ils ont tué la peinture
Peintures
Acrylique originale sur toile
Descriptif de l'oeuvre:
Pièce unique
Format Prix € TTC
100 X 100 sur demande
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SKUNKDOG

SkunkDog est un artiste français né à Marseille en 1968.

Ce « vendeur de pastis » se met à la peinture du jour au lendemain après 17 années à travailler dans les bars : « Je fais tout tard dans ma vie : la musique, la peinture. J’écoute, je m’abreuve et je m’aperçois que je peux faire. Je m’y mets et j’y crois ». Mais en réalité, la peinture est là depuis le début : « Je la dois à mon père. Je ne sais pas ce qu’il a peint mais il a peint mieux que tout le monde. Lorsque je nais, il a 16 ans et demi et il peint déjà ». Le travail dans les bars alimente une routine, un ennui de plus en plus lourd qui l’amène à prendre conscience qu’« autre chose existe, la poésie par exemple ». De cette découverte, une envie germe et l’éclosion s’avère être une révélation : celle d’être différent.

Ses débuts coïncident avec la naissance de sa fille. Après quelques années à Paris, il descend à Apt où il vend « de la peinture comme du poisson à la Criée ». C’est Robelin, un peintre Dijonnais qui lui donne sa chance et lui propose de faire une expo dans une cour en Provence. à partir de là, son rêve prend forme et il sait sa vie définitivement vouée à cet art : « j’ai poursuivi un rêve depuis gamin sans savoir que j’en avais un ».

S’enchaînent alors les expériences, les expos, les univers et les rencontres, dont celle avec Françoise Siffrein-Blanc, qui après avoir acheté l’un de ses tableaux dans une boutique, demande à rencontrer l’artiste. Nul ne le sait encore mais de cette rencontre va naître une solide affection que n’érodera pas le temps. A la demande de Skunkdog, Françoise fait une expo chez elle, puis tout s’enchaîne très vite. En une semaine, elle déniche un autre lieu pour exposer et pas des moindres : à la Greenhouse, spot alternatif d’artistes en plein Soho à NYC. Depuis, Skunkdog rêve la grosse pomme jumelée à la cité phocéenne. La rue n’est pas son terrain initiatique mais il la connaît bien, il sait comment la regarder pour en faire son laboratoire : " Marseille est un musée à ciel ouvert, la rue donne tout pour qui sait la regarder ". Parti de l’huile, aujourd’hui il utilise différents éléments pour peindre ce qu’il appelle « son figuratif » : des traits sans concessions et de la couleur, beaucoup de couleurs pour peindre des formes, des personnages, sa ville.

Son art s’exprime dans l’atelier mais il est totalement inspiré de la rue. Elle lui a permis de revenir « à une réalité » : ne pas se prendre au sérieux, pour « revenir aux fondamentaux : la peinture doit venir des tripes et de l’instinct. Lorsqu’il évoque ses rencontres avec les graffeurs marseillais, son regard se fait plus acéré, son ton plus incisif : « Je veux insister sur le fait que les anonymes de la rue sont de vrais artistes, c’est eux qui donnent vie au street art et le rendent légitime ; moi j’essaie d’en être le témoin ». Il évoque les valeurs d’identité, d’appartenance, de famille, de soutien et de solidarité qui existent entre eux.